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Les cinq piliers de l'Islam nous ont été transmis par Dieu au travers de son prophète Mouhammad Salla'Allahou'alaihi wa sallam, comme le rapporte Ibn 'Uma (extrait du Sahih Al-Bukhari -Volume 1, Livre 2, Numéro 7-) :

Le prophète Salla'Allahou'alaihi wa sallam a dit : "L'Islam est basé sur ces cinq principes :

* De témoigner que nul autre que Dieu ne peut être adoré et que Mouhammad est le prophète de Dieu,
* D'effectuer le prière obligatoire (consciencieusement et parfaitement),
* De jeûner pendant le mois de Ramadan,
* De payer la Zakatt obligatoire (aumône),
* D'effectuer le Hajj (Pèlerinage à la Mècque)."

De cette parole prophétique, nous savons donc quels sont les cinq piliers de l'Islam. Voiçi quelques détails et des liens avec davantage d'explications.

1. La profession de foi

La profession de foi (chahada) désigne la déclaration en arabe " 'Ach-hadou 'al-la 'ilaha 'illallah, wa 'ach-hadou 'anna Mouhammadar-Raçouloullah". Il faut donc témoigner "qu'il n'y a d'autre dieu qu'Allah et que Mouhammad est le Messager de Dieu".

2. La prière

Tous les musulmans doivent accomplir les 5 prières obligatoires de la journée. Elles permettent de se ressourcer, de louer Dieu, en récitant des sourates du Coran, effectuant des invocations... Parmi les conditions de validité, il y a le respect des horaires (liens vers les horaires de la prière), l'orientation du corps vers la Kaaba (Qibla). Vous pouvez vous référer à la section "Comment calculer la Qibla?" pour en savoir plus.

3. La Zakât

En arabe, ce terme signifie accroissement et, par extension, purification de la richesse. Tout musulman qui en a les moyens doit donner une partie de ses biens aux pauvres de la communauté. Cette institution a pour but de purifier l'âme du croyant de l'avarice, l'avidité, la convoitise et de cultiver en elle l'esprit de partage et de sacrifice.

4. Le jeûne

Pendant un mois lunaire, de l'aube au coucher du soleil, le Musulman doit s'abstenir de manger et de boire. À chaque instant pendant le jeûne, il réprime ses passions et ses désirs. C'est un moyen pour le musulman de se purifier et de gagner le pardon de Dieu. Ce jeûne a lieu tous les ans pendant le neuvième mois de l'année lunaire.

5. Le Pèlerinage à la Mecque

Le Pèlerinage à la Mecque
Chaque Musulman doit effectuer le Pèlerinage à la ville sainte de La Mecque une fois dans sa vie, si cela est économiquement et physiquement possible. Il est composé de rituels. Des millions de croyants, chaque année, viennent de tous les horizons sociaux, géographiques et culturels s'y retrouver pour y célébrer leur adoration de Dieu.





Salam aleykoum wa rahmatoullahi wa barakatouhou,
mon pc m'a lacher donc je posterais des article moins souvent voila prenez soin de votre foi
As salam =)

# Posté le mercredi 18 juin 2008 09:45

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 20:58

TWНỈĐ__<3



#__L'Unicité du Tawhid est la base de la religion,
il est "indispensable d'en connaître son sens" pour une compréhension réelle de l'Islam.

Les types de tawhid
Sheikh Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaymîn


Question : Pouvez-vous nous dire quels sont, en résumé, les types de tahwid ?

Réponse : Le tawhid (l'unicité) se divise en trois parties selon ce qu'ont cité les gens de science :

1- Tawhid Ar-Rububiyya (l'unicité de la seigneurie)

2- Tawhid Al-Uluhiyya (l'unicité de l'adoration)

3- Tawhid Al-Asmâ wa-s-sifât (l'unicité des noms et attributs)

Ils ont déduit cela par le suivi, la déduction et l'étude des versets et hadiths. Ils ont vu que le tawhid ne sortait pas de ces trois types, c'est pour cela qu'ils ont divisé le tawhid en trois types.

Question : Quels sont les types tawhid ? En citant des explications et des exemples.

Réponse : Concernant Allah -qu'Il soit exalté et glorifié- les types de tawhid rentrent dans une définition générale qui est : « Unifier Allah par ce qui Le particularise ».



I) Tawhid Ar-Rububiyya

Tawhid Ar-Rububiyya, c'est : « Unifier Allah -le Très Haut- par la Création (Al-Khalq), la Souveraineté (Al-Mulk) et la Gérance (At-Tadbîr). »

1- Unifier Allah par la Création (Khalq) :

Allah, Seul est le Créateur, et il n'y a pas de créateur en dehors de Lui. Allah -le Très Haut- dit :

« Existe-t-il en dehors d'Allah, un créateur qui du ciel et de la terre vous attribue votre subsistance? Point de divinité à part Lui! Comment pouvez-vous vous détourner [de cette vérité]? » s35 v3

Et Il dit en mettant en évidence la nullité des divinités des mécréants :

« Celui qui crée est-il semblable à celui qui ne crée rien? Ne vous souvenez-vous pas? » s16 v17

Donc Allah -le Très Haut-, Seul est le Créateur.

« Et Il a créé toute chose en lui donnant ses justes proportions. » s25 v2

Et Sa création englobe ce qui advient de Ses actes et aussi des actes de Sa création. C'est pour cela que fait partie de la foi complète au Qadr (la prédestination)que tu crois qu'Allah est le Créateur des actes des serviteurs, comme dit Allah -le Très Haut-:

« Et Allah vous a créés, vous et ce que vous faites » s37 v96

Cela montre d'une part : que l'acte de l'individu fait partie de ses caractéristiques (attributs, descriptions). Et l'individu est une créature d'Allah. Et le créateur d'une chose est aussi le créateur de la caractéristique (attribut, description) de cette chose.

D'autre part : L'acte de l'individu naît d'une volonté ferme et une capacité complète. Et la volonté et la capacité (de l'individu) sont toutes deux des créatures d'Allah -qu'Il soit exalté et glorifié-, et le créateur de la cause (sabab) complète est aussi le créateur de l'effet (mussabbab).

Si tu dis : Comment pouvons-nous dire qu'Allah est Seul à pouvoir créer alors que la création peut être affirmée pour autre qu'Allah, comme l'indique ce verset : « Gloire à Allah le Meilleur des créateurs! » s23 v14, et ce qu'a dit le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) à propos de ceux qui font des représentations : « On leur dira : 'Faites vivre ce que vous avez créé' »

La réponse à cela est que personne autre qu'Allah ne crée comme Allah crée. Il n'est pas possible (à un autre que Lui) de créer quelque chose qui n'existe pas, ni de faire vivre un mort. En dehors d'Allah, la création n'est que changement et transformation d'une chose d'un état à un autre, et (cela reste) une création d'Allah -qu'Il soit exalté et glorifié-. Par exemple celui qui fait des représentations : en faisant cela, il n'a rien créé. Tout ce qu'il peut faire c'est transformer une chose en une autre, comme il transforme l'argile en forme d'oiseau ou de chameau, et comme le coloriage transforme un morceau de papier blanc en image en couleur. Toute l'encre fait partie de la création d'Allah -qu'Il soit exalté et glorifié- tout comme la feuille blanche. Voilà la différence entre l'affirmation de la création pour Allah -qu'Il soit exalté et glorifié- et l'affirmation de la création pour la créature. C'est pour cela qu'Allah est seul à créer de la création qui lui est spécifique.

2- Unifier Allah par la royauté (Mulk) :

Allah -le Très Haut- est Seul le Souverain. Allah -le Très Haut- dit

« Béni soit celui dans la main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent. » s67 v1

« Dis: ‹Qui détient dans sa main la royauté absolue de toute chose, et qui protège et n'a pas besoin d'être protégé? » s23 v88

Donc le Souverain, le Maître absolu, général, total, est Allah Seul. Et l'attribution de la royauté (possession) pour autre que Lui est une attribution d'annexion. Allah -le Très Haut- a affirmé la royauté pour autre que Lui comme dans Sa parole :

« Ou dans celles dont vous possédez les clefs » s24 v61

« Si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent » s23 v6

Et d'autres textes encore, indiquant la possession (la royauté) à autre qu'Allah -le Très Haut-. Mais cette possession n'est pas comme la possession d'Allah, elle est limitée et restreinte. Une possession limitée, qui n'englobe pas (toute chose) : la maison qui est à Zayd, 'Umar ne la possède pas. Et la maison qui est à 'Umar, Zayd ne la possède pas. Et cette possession est restreinte, vu que la personne ne peut disposer de ce qu'elle possède que selon ce qu'Allah a permis. C'est pour cela que le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a interdit le gaspillage de l'argent. Et Allah -le Très Haut- dit :

« Ne confiez pas aux simples d'esprit les biens par lesquels Allah pourvoit à votre subsistance.» s4 v5

Et cela est une preuve que la possession de la personne est une possession limitée et restreinte, au contraire de la possession d'Allah -qu'Il soit glorifié- qui est une possession générale, totale et une possession absolue, Allah faisant ce qu'Il veut :

« Il n'est pas interrogé sur ce qu'Il fait, mais eux seront interrogés. » s21 v23

3- Unifier Allah par la gérance (tadbîr) :

Allah -qu'Il soit exalté et glorifié- est Seul à gérer. Il gère les ordres, il gère la création, il gère l'ordre des cieux et de la terre comme Allah -le Très Haut- dit :

« N'est ce pas à Lui qu'appartiennent la création et l'ordre ? Gloire à Allah, Seigneur de l'Univers! » s7 v54

Et cette gérance est une gérance totale. Rien n'arrive sans Son ordre et rien ne peut s'y opposer. Quand à la gérance que l'on trouve chez certaines créatures, comme le fait qu'une personne gère son argent, ses enfants, ses domestiques ou autres, c'est une gérance bornée, limitée et restreinte, non absolue.

A travers cela, apparaît (clairement) la véracité de notre propos : 'le Tawhid Ar-Rububiyya, c'est : « Unifier Allah -le Très Haut- par la Création (Al-Khalq), la Souveraineté (Al-Mulk) et la Gérance (At-Tadbîr). »'


II) Tawhid Al-Uluhiyya

Quand au Tawhid Al-Uluhiyya, c'est unifier Allah -le Très Haut- par l'adoration. De sorte que la personne n'adore et ne se rapproche d'aucune chose en dehors d'Allah, comme elle adore Allah -le Très Haut- et se rapproche de Lui. Et cette catégorie du tawhid est celle où se sont égarés les polythéistes qu'a combattus le prophète (salallahu 'alayhi wasalam), et dont il a rendu licites les femmes, les enfants, les biens, les terres et les demeures. Et c'est avec ce tawhid (Tawhid Al-Uluhiyya) qu'ont été envoyés les messagers et qu'ont été révélés les Livres, accompagné de ses deux 'frères' : tawhid Ar-Rububiyya et tawhid Al-Asmâ wa-s-sifât.

Mais la chose à laquelle les messagers se sont le plus consacrés avec leurs peuples est ce type de tawhid : tawhid Al-Uluhiyya. Afin que la personne ne voue rien de l'adoration à autre qu'Allah, ni à un ange rapproché, ni à un messager envoyé, ni à un saint vertueux, ni à qui que ce soit parmi les créatures, car l'adoration n'est valable que pour Allah -qu'Il soit exalté et glorifié-.Et celui qui transgresse ce tawhid est un polythéiste mécréant, même s'il reconnaît tawhid Ar-Rububiyya et tawhid Al-Asmâ wa-s-sifât. Si un homme croit qu'Allah -qu'Il soit glorifié- est le Créateur, le Souverain, le Gérant de toute chose, et qu'Allah -qu'Il soit glorifié- est Celui qui est digne de ce qu'Il mérite comme Noms et Attributs, mais que cet homme adore autre chose avec Allah, alors sa reconnaissance du tawhid Ar-Rububiyya et du tawhid Al-Asmâ wa-s-sifât ne lui sera d'aucune utilité. Et si on suppose qu'un homme reconnaisse complètement tawhid Ar-Rububiyya et tawhid Al-Asmâ wa-s-sifât, mais qu'il se rend sur une tombe et adore celui qui y repose, ou lui fait le v½u d'immoler pour se rapprocher de lui par cela, alors celui là est un polythéiste mécréant, éternellement en enfer. Allah -le Très Haut- dit :

« Quiconque associe à Allah (d'autres divinités) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secours! » s5 v72

Et il est connu de tous ceux qui lisent le Livre d'Allah -qu'Il soit exalté et glorifié- que les polythéistes que le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a combattus et dont il a rendu licite les biens et fait prisonniers leurs femmes et leurs enfants et desquels il s'est emparé des terres, reconnaissaient qu'Allah -le Très Haut- est Seul le Seigneur, le Créateur. Ils ne doutaient pas de cela. Mais en adorant avec Allah autre que Lui, ils sont devenus des polythéistes dont le sang et les biens sont licites.



III) Tawhid Al-Asmâ wa-a-sifât


Quand au troisième type, c'est le tawhid Al-Asmâ wa-s-sifât qui est : unifier Allah -qu'Il soit glorifié- avec ce par quoi Il s'est nommé Lui-même, et ce par quoi Il s'est décrit Lui-même ou par la langue de Son prophète, et cela en affirmant ce qu'Allah -qu'Il soit glorifié- a affirmé sur Lui-même sans Déformation (Tahrîf), sans Négation (Ta'tîl), sans s'interroger sur le comment (Takyîf) (de ces noms et attributs) et sans comparer (Ses attributs aux attributs des hommes) (Tamthîl). Il faut donc croire en ce par quoi Il s'est nommé Lui-même, et ce par quoi Il s'est décrit Lui-même de façon réelle et non métaphorique (majâz), maissans interroger sur le comment (Takyîf) et sans recourir à des comparaisons (Tamthîl). Et dans ce type de tawhid, se sont égarés des groupes parmi cette communauté (Ahl Al-Qibla), qui se réclament de l'Islam, et ils se sont égarés de différentes manières:

Certains ont exagéré dans la négation (nafy) et le dépouillement (tanziy), d'une exagération telle qu'elle fait sortir de l'Islam. D'autres se trouvent au juste milieu, et d'autres sont proches de Ahl As-Sunna. Mais la voie des Salafs dans ce type de tawhid est : qu'Allah -qu'Il soit exalté et glorifié- doit être nommé et décrit par ce avec quoi Il s'est nommé et décrit Lui-même, de façon réelle, sans Déformation (Tahrîf), et sans Négation (Ta'tîl), sans s'interroger sur le comment (Takyîf) et sans recourir à des comparaisons (Tamthîl).

Exemple : Allah -le Très Haut- s'est nommé par « Al-Hayyu Al-Qayyum ». Il nous est donc obligatoire de croire que « Al Hayyu Al Qayyum » est un nom parmi les noms d'Allah. Et il nous est obligatoire de croire en ce que ce nom implique comme attribut qui est la vie (al hayât) parfaite (complète), qui n'est ni précédée du néant (une non-existence) ni atteinte par l'anéantissement. Et Allah -le Très Haut- s'est nommé par « As-Samî' Al-'Alîm » (l'Audient, Celui qui entend tout, le Savant). Il nous est donc obligatoire de croire que « As-Samî'» est un nom parmi les noms d'Allah, et de croire en l'ouïe (sam') attribut parmi Ses attributs, et au fait qu'Il entende et c'est le précepte qu'entraînent ce nom et cet attribut. Car quelqu'un qui est audient sans ouïe (sam'), ou qui entend sans perception (idrâk) de (toute) (la) chose, est une chose impossible.

Autre exemple : Allah -le Très Haut- dit :

« Les Juifs disent: ‹La main d'Allah est fermée!› Que leurs propres mains soient fermées, et maudits soient-ils pour l'avoir dit. Au contraire, Ses deux mains sont largement ouvertes (mabsoutatâni) : Il distribue Ses dons comme Il veut » s5 v64

Allah a dit ici : « Ses deux mains sont largement ouvertes (mabsoutatâni) ». Il a donc affirmé pour Lui-même deux mains décrites par 'al bast' qui est le fait de donner amplement (de manière large). Il nous est donc obligatoire de croire qu'Allah -le Très Haut- a deux Mains largement ouvertes (mabsoutatâni)avec des dons et des bienfaits. Mais il nous est obligatoire de ne pas essayer, ni avec nos c½urs ni avec nos pensées, ni avec nos langues de faire du Takîyf [1] concernant ces deux mains ni de faire du Tamthîl [2] avec les mains des créatures. Car Allah -qu'Il soit exalté et glorifié- dit :

« Il n'y a rien qui Lui ressemble, et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant » s42 v11

Et Allah -le Très Haut- dit :

« Dis: ‹Mon Seigneur n'a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l'agression sans droit et d'associer à Allah ce dont Il n'a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas›. » s7 v33

Et Allah -qu'Il soit exalté et glorifié- dit :

« Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. L'ouïe, la vue et le c½ur: tout cela sera interrogé. » s17 v36

Donc celui qui a comparé ces deux mains avec les mains des créatures a certes démenti la parole d'Allah :

« Il n'y a rien qui Lui ressemble, et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant » s42 v11

Et il a certes désobéi à Allah -le Très Haut- dans Sa parole :

« N'attribuez donc pas à Allah des semblables » s16 v74

Celui qui fait du Takîyf concernant ces mains et dit qu'elles sont d'une manière précise, quelque soit cette manière, a certes dit sur Allah ce qu'il ne sait pas et a poursuivi ce dont il n'a aucune connaissance.


Notes de bas de page :

[1] Questionner sur le comment des attributs d'Allah (At-Takîyf) : le fait de dire dans son c½ur ou avec sa langue, que le comment des attributs d'Allah est comme ceci ou comme cela.

[2] L'anthropomorphisme (At-Tamthîl): le fait de dire dans son c½ur ou avec sa langue que les attributs d'Allah -le Très-Haut- sont comme ceux de Ses créatures.

(NDT : Note tirée de Aqîdatû Ahl as-Sunnati wal-Jamâ'a de shaikh Al-'Uthaymîn).

Source : Fiqh Al-'Ibâdât (p.17-22)

Traduit par Abû Bilâl Al Jazâ-irî

Revu par les salafis de l'Est

# Posté le mardi 17 juin 2008 17:32

Modifié le vendredi 24 juillet 2009 15:59

ŁE ĐESVE Đ TĞНT

Vσια ¢σммє ρяσмι α ѕυιтє α ιяє ιиsнααн, υи яαρρє тяєѕ ιмρσятαит...



Les conditions du désaveu du Tâghoût

Le Tâghoût est toute fausse divinité, idole, toute personne qui accepte de se faire adorer en dehors d'Allah, toute personne qui invite à la mécréance, l'embellit et l'impose aux gens, toute personne qui s'attribue un droit qui n'appartient qu'à Allah, comme c'est le cas des diables, des devins, des sorciers, des instaurateurs de lois autres que Celles d'Allah, des tribunaux qui se réfèrent aux lois des hommes, des juges qui se réfèrent aux lois des hommes, des parlements qui légifèrent des lois, des parties politiques, ou encore de toute loi qui n'est pas issue de la Législation du Législateur, ceci même si elles sont « soi-disant » en accord l'une avec L'autre. Le « soi-disant » s'explique par le fait qu'en réalité cette loi ne sera jamais en accord avec Celle d'Allah, puisque leur opposition se situe à la racine même, à savoir ; elles sont issues de deux législations différentes, celle du Satan, et Celle d'Allah.

Maintenant que tu
sais cela, tu dois apprendre comment désavouer le Tâghoût, car sans cela l'Islam d'une personne ne sera pas valable.

Allah a dit : « N
ous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, (pour leur dire) : « Adorez Allah et écartez-vous du Tâghoût » (Sourate 16 - verset 36)

Allah a dit :
« Pas de contrainte en Religion, la vérité s'est distinguée de l'égarement. Quiconque désavoue le Tâghoût tandis qu'il croit en Allah, a certes saisi l'anse la plus solide qui ne peut se briser, et Allah entend et sait parfaitement toute chose » (Sourate 2 - verset 256)

Allah a dit : «
Quant à ceux qui s'écartent de l'adoration du Tâghoût et reviennent à Allah, à eux la bonne nouvelle ! Annonce la bonne nouvelle aux croyants ! » (Sourate 39 - verset 17)

Le
désaveu du Tâghoût, qui est le premier pilier du Tawhid, a cinq conditions :

1. La conviction de la nullité de l'adoration du Tâghoût

A
llah a dit : « Il en est ainsi parce qu'Allah est la Vérité, et que tout ce qu'ils invoquent en dehors de Lui est le faux, et qu'Allah, c'est Lui Le Haut, Le Grand » (Sourate 31 - verset 30)

2. Le délaissement, ainsi que l'éloignement de l'adoration du Tâghoût

Allah a dit
: « Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, (pour leur dire) : « Adorez Allah et écartez-vous du Tâghoût » (Sourate 16 - verset 36)

Afin
que ce délaissement soit valide, il doit s'opérer par trois moyens, le c½ur, la parole et l'acte.

Ibn Kathir, rahi
mahoullah, a dit:

«
Le Tâghoût est le diable parce qu'il incarne chaque mauvais chemin que les païens avaient emprunté, comme le fait d'adorer les idoles, d'aller vers elles chercher le jugement et de leur demander de l'aide. Il est aussi très important de savoir que le Tâghoût doit être renié par la croyance, la langue et l'acte. Personne ne peut donc prétendre avoir renié le Tâghoût sans porter témoignage par ces moyens, car certains peuvent le rejeter par leur langue et leurs actes, mais pas par leur croyance, c'est le cas des hypocrites. D'autres peuvent rejeter le Tâghoût par la croyance, mais pas par la langue, comme ceux qui prêtent serment de respecter les idoles et Tâwaghît. D'autres encore rejettent le Tâghoût par la croyance, mais pas par l'acte, comme ceux qui se prosternent devant les Tâwaghît ... ou vont chez eux chercher le jugement »

Si que
lqu'un prétend qu'il est possible d'être musulman tout en adorant le Tâghoût avec les paroles et les actes, à condition de ne pas l'adorer avec le c½ur, il faut qu'il sache alors qu'il s'oppose au consensus, et qu'Allah nous a montré dans Son Livre que le seul « écartement » valide est celui qui s'opère par ces trois moyens.

Allah a dit : « Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, ½uvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez » (Sourate 5 - verset 90)

Si une p
ersonne croit dans son c½ur que le vin est interdit, et même proclame haut et fort cette croyance, mais malgré cela persiste à en boire et ne délaisse pas cet acte, comment peut-on dire que cette personne s'est écartée du vin ? Si ceci est valable pour un pêché, alors pourquoi ça ne le serait pas pour pire que cela, à savoir la mécréance ? Celui qui aura bu du vin sera considéré comme un buveur de vin, et celui qui aura adoré le Tâghoût sera considéré comme un adorateur du Tâghoût, quelque soit leur conviction.

3. Prendre pour ennemis le Tâghoût, ceux qui l'adorent, ou l'aident dans la mécréance

Allah a
relaté les paroles d'Ibrahim, 'alayhi sallam, lorsqu'il a dit à son peuple : « Que dites-vous de ce que vous adoriez ... ? Vous et vos vieux ancêtres ? Ils sont tous pour moi des ennemis sauf le Seigneur de l'Univers » (Sourate 26 - versets 75-77)

4.tester le Tâghoût, ceux qui l'adorent, ou l'aident dans la mécréance

Allah a dit : «
Certes, vous avez eu un bel exemple (à suivre) en Ibrahim et en ceux qui étaient avec lui, quand ils dirent à leur peuple : « Nous vous désavouons, vous et ce que vous adorez en dehors d'Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l'inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu'à ce que vous croyiez en Allah, Seul » » (Sourate 60 - verset 4)

5. Appliquer le takfir sur le Tâghoût, ceux qui l'adorent, ou l'aident dans la mécréance

Il s'agît ici d
e la conviction que le Tâghoût, ceux qui l'adorent, l'aident et le secourent dans la mécréance, ou encore se tiennent à ses côtés contre les monothéistes, sont tous des mécréants, car ils n'ont pas réalisé le fondement de l'Islam. C'est ce que l'on voit chez ceux qui le placent en tant que législateur en dehors d'Allah par le biais du vote, ceux qui lui demandent jugement lors des litiges, ceux qui l'aident et le soutiennent dans la mécréance moralement, financièrement, avec la parole, ou avec les actes, en entrant dans sa police et armée pour être de bons et fidèles serviteurs, défenseurs et soldats de la mécréance, et ceci même si il faut combattre les musulmans.

A
llah a dit : « Allah est Le Maître des croyants, Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière. Quant aux mécréants, leurs maîtres sont les Tâwaghît qui les font sortir de la lumière vers les ténèbres. Ceux-là sont les gens du Feu, où ils resteront pour toujours » (Sourate 2 - verset 257)

Allah a dit : «
Les croyants combattent dans le sentier d'Allah, et ceux qui ne croient pas combattent dans le sentier du Tâghoût. Et bien, combattez les alliés du Diable, car la ruse du Diable est, certes, faible » (Sourate 4 - verset 76)

Il ne
fait aucun doute que le pire des combattants du Tâghoût est le pseudo-savant, celui qui donne les fatawas pour embellir sa mécréance aux yeux des gens, celui qui donne la permission de l'aider et le secourir dans la mécréance, ou encore celui qui autorise à combattre les monothéistes aux côtés des mécréants.

Allah a
dit : « Et quand ils se disputeront dans le Feu, les faibles diront à ceux qui s'enflaient d'orgueil : « Nous vous avions suivis ; pourriez-vous nous préserver d'une partie du Feu ? » » (Sourate 40 - verset 47)

Allah a d
it : « Quand les meneurs désavoueront les suiveurs à la vue du châtiment, les liens entre eux seront bien brisés ! Et les suiveurs diront: « Ah ! Si un retour nous était possible ! Alors nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués ! » - Ainsi Allah leur montra leurs actions ; source de remords pour eux ; mais ils ne pourront pas sortir du Feu » (Sourate 2 - versets 166, 167)

# Posté le mercredi 21 mai 2008 12:59

Modifié le jeudi 23 juillet 2009 15:44

Ł MЭĐỈSŃČE

ŁẲ MЭĐỈSẲŃČE

Cheikh Al Uthaymine (RahimAllah)



La médisance:


La Louange est à Allah. Nous Le louons et implorons Son aide ainsi que Son pardon. Nous nous réfugions auprès de Lui contre le mal de nos propres âmes et contre nos mauvaises actions. Nul ne saurait égarer celui qu'Allah guide ou guider celui qu'Il a égaré. J'atteste que nulle divinité n'est digne d'être adorée en dehors d'Allah, L'Unique et sans associé et j'atteste que Mohammad est Son serviteur et Messager. Puisse Allah lui accorder, ainsi qu'à sa famille et à l'ensemble de ses compagnons, salut et abondantes bénédictions.

O serviteurs d'Allah ! Craignez votre Seigneur et méditez sur les enseignements du Coran et de la Sunna quant au respect des droits de l'homme. Le Prophète dit en effet lors du sermon qu'il adressa aux gens à 'Arafât, lieu du plus grand rassemblement des musulmans : « Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés comme l'est ce jour, en ce mois et en ce lieu. »



La médisance est un fléau largement répandu chez les gens d'aujourd'hui. Ainsi entreprend-t-on de parler de son frère et d'évoquer quelque aspect de sa moralité, de son caractère, de ses actes ou de son comportement qu'il répugnerait voir mis à jour. Et vous pourrez constater que le plus grand souci de ce genre d'individus est de discuter et d'exposer les défauts d'autrui dans les assemblées auxquelles ils participent. Comme s'ils avaient été mandatés afin de les diffuser et de traquer les imperfections des musulmans !! Que ces malheureux sachent donc que celui qui se comporte de la sorte vis-à-vis de son frère verra Allah agir ainsi envers lui, auquel cas Il le démasquera fut-ce au sein de sa propre demeure. Qu'ils sachent également que celui qui s'obsède à adopter une telle atttude vis-à-vis d'autrui verra Allah lui assigner une personne qui répandra ses défauts et traquera ses imperfections.

Or, s'ils s'attachaient à examiner soigneusement leurs propres personnes, ils s'apercevraient que d'entre tous, ils sont les pires en termes de défauts, de moralité et de confiance. Et quand bien même leur seule obsession consistait à employer leur langue à l'encontre des serviteurs d'Allah, cela serait suffisant. De tels individus sont assurément une source de malheur, que ce soit pour eux ou pour leurs compagnons. Pour eux, car ils conduisent leur âme au mal et à l'injustice. Pour leurs compagnons, car lorsque ceux-ci ne leur déconseillent pas cette attitude, ils deviennent leurs associés dans le péché.

ش vous qui êtes soumis à Allah ! Votre Seigneur vous a proscrit la médisance. Craignez donc ce péché ! Craignez donc ce péché ! Craignez donc la médisance car elle équivaut à manger la chair des gens. Allah en a en effet donné l'image la plus laide qui soit en la comparant au fait de manger la chair de son frère mort. Connaissez-vous chose plus affreuse et plus abominable que l'attitude d'une personne qui s'asseirait à côté de son frère, mort, et découperait sa dépouille morceau par morceau pour ensuite le manger ? Connaissez-vous ne serait-ce qu'une personne qui soit capable de supporter cela ? [Certes non], si ce n'est celle qui médit sur autrui et à propos de qui Allah dit :

« Ne médisez pas les uns des autres. L'un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? [Assurément non], vous en auriez horreur. Et craignez Allah... » [1]

Par ailleurs, certaines traditions (âthars) rapportent que le jour de la résurrection, on présentera à celui qui a médit sur son frère le cadavre de ce dernier et on lui imposera de le manger en lui disant : « Mange-le, mort, comme tu l'as mangé vivant. »

ش vous qui êtes soumis à Allah ! La médisance est assurément quelque chose d'extrêmement grave et dangereux. Si on mélangeait la parole que l'un de vous prononçait pour mettre en évidence les défauts de son frère à l'eau de la mer, elle en changerait le goût. Craignez donc Allah, chèrs frères ; un hadith rapporte en effet que le Prophète « ...passa devant des gens qui avaient des ongles en cuivre avec lesquels ils s'écorchaient le visage et la poitrine. Il dit alors : « ش Jibril ! Qui sont ces gens ? » Et celui-ci de répondre : « Ce sont ceux qui mangeaient la chair des hommes et s'attaquaient à leur honneur. » »

(Rapporté par Abû Dâoud)



Lorsque alors on les conseille, certaines de ces personnes n'ont d'autre réponse que de dire : « Je n'ai pas menti. Je n'ai dit que la vérité à son propos ». Le Prophète a pourtant été interrogé sur la médisance alors qu'il en parlait, et il dit : « La médisance consiste en le fait d'évoquer ton frère à propos de choses qu'il détesterait [voir révélées]. Les compagnons lui dirent : « Qu'en penses-tu si ces choses avérées chez mon frère ? » Le Prophète dit : « Si ce que tu dis est avéré, alors tu as médit à son propos. Mais si ce n'est pas le cas, alors tu l'as diffamé. » Autrement dit, tu allies alors le mensonge à la médisance.



Sachant que la plupart des gens aujourd'hui parlent de leur frère au sujet de choses dont ils n'ont même pas connaissance. Au point que si on leur demandait d'attester de la véracité de leur propos, ils refuseraient de le faire. Or, nous savons qu'ils auront à répondre de cela le jour de la résurrection. Ne craindront-ils donc point Allah ? Ne savent-ils donc pas que chacun de leur propos est scrupuleusement consigné par un observateur toujours prêt à l'inscrire et qu'on leur demandera d'en rendre compte ? Je leur poserai simplement la question suivante. Apprécieraient-ils de voir les gens s'en prendre à leur honneur et médire à leur sujet ? Non, répondront-ils assurément ! Pourquoi dès lors agissent-ils ainsi à leur égard ? Ne craignent-ils pas qu'Allah les humilient ici-bas avant de les humilier dans l'au-delà ?

ش vous qui êtes soumis à Allah ! [Sachez par ailleurs que] médire au sujet de vos frères revient à leur faire don de vos oeuvres pieuses. En effet, s'ils n'obtiennent pas réparation des préjudices qu'ils auront subis ou ne vous en lavent pas dans ce monde, ils prendront de vos bonnes actions le jour du jugement. Que vos bonnes oeuvres en viennent alors à disparaître et l'on prendra certains de leurs péchés que l'on vous fera porter, suite à quoi vous serez jetés dans le feu. Craignez donc Allah chers frères et préoccupez-vous de vos défauts avant ceux des autres ! Si toutefois une volonté sincère d'exhortation et de conseil vous anime, réformez les défauts de vos frères, mais sans les propager ni les mette à jour. Ainsi, si vous constatez chez eux une chose sujette à diffamation, rendez-vous auprès d'eux et exhortez-les en secret afin d'être du nombre des conseillers sincères et non des diffamateurs.

ش gens ! La médisance est une chose grave et l'est d'autant plus lorsque que ses conséquences néfastes se multiplient. Ainsi, certains tombent dans ce péché vis-à-vis de deux catégories précises de personnes, à savoir : les savants et les gouvernants qui constituent les dirigeants de cette communauté. Ils s'acharnent en effet, dans [chacune de] leurs assemblées, à employer leur langue à l'encontre des savants, des prédicateurs ou encore des gouvernants qui sont au dessus des émirs. Or, la médisance de ces personnes est la plus grave en termes de péché, la plus affreuse en termes de châtiment et la plus néfaste en termes de division de la communauté.

ش mes frères ! La médisance des dirigeants ne se limite pas à celle des personnes mais va jusqu'à s'attaquer au titre et à la responsabilité qu'ils portent. Car médire sur les savants fait tomber leur crédibilité aux yeux des gens et, du même coup, celle de leurs propos relatifs à la Loi d'Allah. Celle-ci est alors moins appliquée et on aboutit au final à une détérioration de l'image de la religion dans l'esprit des masses. Par ailleurs, ceux qui médisent sur les dirigeants ne portent pas uniquement préjudice à ces personnes. Leur tort s'étend bien au delà et s'applique sur toute la société puisqu'il porte atteinte à sa paix, à son équilibre et à son organisation. Car en les décrédibilisant aux yeux des gens, ils poussent ces derniers au soulèvement et à la rébellion de sorte qu'ils ne se plient plus ensuite à leurs ordres et à leurs interdictions. Dès lors, c'est l'anarchie qui s'installe et chacun devient son propre commandeur. Et le désordre de s'installer, et la réforme des âmes de devenir impossible puisque l'anarchie règne et qu'il n'y a aucune personnalité d'importance à la tête de la société.

Sachez également que la médisance participe des péchés majeurs et qu'il ne faut donc pas la prendre à la légère. Or, ces derniers temps ont vu la diffusion de publications qui, si elles proviennent de l'étranger, ont peut être été écrites à l'intérieur du pays, et qui véhiculent des propos injurieux et diffamatoires à l'encontre des dirigeants. Rien, des actions méritoires qu'ils entreprennent de réaliser, n'y est évoqué. Cela entre sans conteste dans le cadre de la médisance et il n'est par conséquent pas permis de les lire, de les faire circuler ou de les diffuser auprès des masses. Et il incombe à quiconque voit de telles publications de les déchirer ou de les brûler du fait de la dissension, de l'anarchie et du mal qu'elles provoquent.

Le Mufti de ce royaume, notre sheikh Abd Al 'Azîz Ibn Bâz (qu'Allah lui accorde la réussite et Sa miséricorde dans cette vie et dans l'autre), a d'ailleurs lancé un avertissement quant à la distribution de ces publications en soulignant tout le mal qu'elles induisaient : désordre, division entre les gouvernants et le peuple, confusion... Je me joins donc à lui ainsi qu'à tous les savants sincères en conseil quant à cet avertissement.

Une autre remarque : le Prophète n'a-t-il pas dit que la médisance consistait en le fait de parler de son frère en évoquant des choses qu'il répugnerait [voir révélées] ? Dès lors, ces dirigeants dont on a propagé de tels propos répugnent-ils ces publications ? Assurément, oui ! Par conséquent, la nature médisante de tels écrits est clairement avéré. Et sachant que la médisance participe des péchés majeurs, elle n'est pas expiée par la prière, l'aumône et le jeûne. Le Messager d'Allah nous dit en effet : « [Les périodes comprises entre] les cinq prières quotidiennes, entre deux prières du Vendredi et entre deux mois de Ramadân [consécutifs] expient les péchés tant que les péchés majeurs sont évités. » Et dans une autre version : « ...si les péchés majeurs sont évités. » Autrement dit, si un péché majeur est commis entre deux prières, celles-ci ne jouent pas le rôle expiatoire qui est le leur.

Craignez donc Allah, ô vous qui êtes Ses serviteurs ! Et je vous dirai une nouvelle fois : il est illicite de faire circuler ces publications. Quiconque les distribue commet un péché et subira le châtiment qui y est attaché le jour de la résurrection. On le questionnera sur le fait d'avoir propagé les défauts des gens et de leurs gouvernants. Sachant par ailleurs que ces écrits allient la diffamation à la médisance puisqu'elles contiennent des propos sans fondement aucun.

Puisse Allah sauvegarder notre peuple et nos dirigeants du désordre et de la corruption. Puisse-t-Il attacher la ruse des malfaisants qui sèment la discorde à leur cou et anéantir le plan qu'ils ont fomenté contre ce paisible pays. Puisse-t-Il faire de nous des sources de guidée et des êtres pieux et bienfaisants. Il est certes Puissant sur toute chose.

ش serviteurs d'Allah :

« Certes, Allah ordonne l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches, et Il interdit la turpitude, le blâmable et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. Tenez vos engagements pris au nom d'Allah, et ne vous déliez pas de vos serments une fois que vous les avez prononcés de façon formelle et alors que vous avez pris Allah comme garant de votre bonne foi. Allah sait ce que vous faites. » [2]



Souvenez-vous d'Allah, le Magnifique et le Majestueux, Il se rappellera de vous, et soyez Lui reconnaissants quant aux bienfaits qu'Il vous a accordés, Il vous les augmentera. _________________

[1] Sourate Les Appartements ; verset 12

[2] Sourate Les Abeilles ; verset 90-91.

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# Posté le jeudi 14 août 2008 20:11

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 21:47

ŁЭ BŃ ČỖMРЯTЭMЭŃT

 ŁЭ BỖŃ ČỖMРỖЯTЭMЭŃT





Le
bon comportement [al-Khoulouq] :
C'
est la disposition naturelle [as-Sadjiyyat] et le caractère [at-Tab'oun]. Et cela est comme l'ont dit les gens de science [Ahl al-'Ilm] : l'aspect intérieur [al-Bâtinah] de l'homme, car il y a certes deux aspects :



* L'aspect extérieur [adh-Dhâhirah] :
C'est la forme de son caractère naturel pour qui Allâh a accordé un corps. Cette forme extérieure peut-être soit belle et bonne [Djamîl hassan], ou bien méchante et vile [Qabîh siy], ou encore ce qu'il y a entre les deux.


* L'aspect intérieur [al-Bâtinah] :
C'est la situation de la personne enracinée en elle et dont apparaissent les actes [al-Af'al] en bien [Kheyr] ou en mal [Char] sans qu'elle ait besoin de « pensée » [Fikr] et « d'avis » [Ruwiyyah]. Et cet aspect aussi peut-être bon [Hassan], si de lui ressort un bon comportement, et il peut-être vil [Qabîh] quand il ressort de lui un mauvais comportement. Et cela se manifeste à travers le comportement [al-Khoulouq]. Et certes le comportement est la forme intérieure sur laquelle l'homme est préparé.


L
'obligation [al-Wâdjib] pour le musulman est qu'il adopte dans son comportement les nobles caractères [Makârim al-Akhlâq], c'est-à-dire, ce qu'il y a de meilleur. La noblesse [al-Karîm] de chaque chose est ce qui est bon [Tayb] en chaque chose et ce qui en émane. Sur cela, le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit à Mu'âdh : « Prend garde à leurs meilleurs biens. » [1], et cela, lorsqu'il lui avait été ordonné de prélever la Zakat des gens du Yémen.

L'homme se doit donc d'être intérieurement noble, et qu'il aime la noblesse [al-Karam], le courage [al-Chadjâ'ah], la mansuétude [al-Halim] et la patience [as-Sabr]. Qu'il rencontre les gens avec un visage gai, une poitrine ouverte et une âme sereine. Et toutes ces qualités font parties des nobles caractères [Makârim al-Akhlâq]. Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a dit : « Le croyant qui a la foi la plus complète est celui qui a le meilleur caractère. » [2]

Il est donc demandé que ce hadîth soit toujours sous l'½il du croyant ['Ayn al-Mou'mîn]. Certes l'homme, à partir du moment il sait qu'il ne sera jamais complet dans sa foi [Imân] jusqu'à ce qu'il ait un bon comportement [Hassan al-Khoulouq], alors ceci l'incitera à adopter le comportement lié aux nobles caractères et aux hauts attributs [Sifât], tout en délaissant ce qui est abject et léger. [3]



Par Sh
eikh Muhammad
Ibn Sâlih al-'Uthaymîn (rahimahullâh)



No
tes :
[
1] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

[2] Ra
pporté par Abû Dâwoud et at-Tirmidhî
- aut
hentifié par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh al-Djâmi' - n°1230-1232 »

[3
] Kitâb « Makârim al-Akhlâq » du SHeikh Ibn 'Uthaymîn, p.9-10 -
E
dition Dar ul-Wattan Linachir

# Posté le jeudi 14 août 2008 20:00

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 21:28